Les baies sauvages toxiques

gui toxQuelques remarques préliminaires

◊ L'Ayurveda interprète l'agressivité d'une plante caractérisée par la présence d'épines ou de toxines dans ses tissus par l'exacerbation d'un tempérament pitta. Afin d'assurer leur survie les végétaux ont sélectionné au cours de l'évolution divers mécanismes de défenses susceptibles de repousser leurs prédateurs.
En s'équipant de remparts épineux ou en produisant des fruits toxiques certaines plantes affichent une forme d'égoïsme propre à décourager les cueilleurs qui souhaiteraient investir leur territoire.

Nous proposons ici un aperçu des baies toxiques les plus fréquentes que les promeneurs sont susceptibles de croiser lors de leurs promenades naturalistes dans l'hexagone. Le catalogue des plantes présentées ici est loin d'être exhaustif et ne peut refleter la diversité des espèces qui peuvent s'épanouir sous nos latitudes. En effet avec la mondialisation de nombreuses espèces exotiques toxiques ou pas sont importées et certaines réussissent parfois à s'échapper des jardins où elles sont théoriquement cloitrées. Donc il faut toujours rester circonspect en présence d'un fruit ou d'un organe de plante que l'on ne connait pas avant de tenter de le consommer.

Querelle de bouviers : le zébu indien va-t-il supplanté la vache Holstein ?

goshalaJe ne suis pas un fan des produits laitiers mais je suis conscient de la place qu'ils occupent dans l'alimentation humaine, de plus la Médecine ayurvédique fait appel au ghee et au lait à de nombreuses occasions. Je tiens à apporter ici ma contribution dans l'examen de certains constituants du lait qui confirment s’il en était besoin que le lait des mammifères présente une composition très complexe dont l’inventaire n’est pas encore terminé.
Cette complexité peut expliquer pourquoi le lait fait encore l’objet de nombreuses controverses sur les forums de diététiques.

Indépendamment de l’intolérance au lactose qui est inhérente à la compositionde base du lait, certains producteurs affirment que le lait obtenu à partir de certaines races de bovins est à privilégier car il présente un profil protéique garantissant une meilleure tolérance digestive. Ainsi le lait dit « A2 » qui renferme majoritairement des β-caséines A2 serait préférable au lait riche en β-caséines A1.

Le lait est par nature destiné à nourrir les mammifères dans leur prime jeunesse, il semble donc légitime de se demander si sa consommation, largement plébiscitée par l’industrie agro alimentaire est justifiée notamment à l’âge adulte. Ce type de débats concernant l’opportunité de boire ou non du lait ne soulève pas de discussions passionnées en Inde dans la mesure où tous les produits issus de la vache sont considérés comme bienfaisants dans ce pays.

ceriseIl est venu le temps des cerises

Le rayon d'action du cerisier en ayurveda

En sanskrit Padmaka désigne le griottier ou cerisier aigre et Elavalukam le merisier.

Les propriétés médicinales du griottier sont répertoriées  en médecine ayurvédique depuis plus de 3000 ans mais il faut savoir que c'est l'écorce, le bois de cœur et la graine de cet arbre qui sont utilisés dans les préparations phytothérapiques indiennes.
La cerise, ce fruit qui est tant prisé par les consommateurs en France ne bénéficie pas de la même aura en Inde. En effet les griottiers qui poussent dans les zones himalayennes donnent des fruits à saveur plutôt acide qui sont négligés par les humains au profit des animaux et notamment des cervidés que les éleveurs ajoutent à leur ration pendant la période de fructification. 
Etymologiquement dans Padmaka on retrouve le mot padma qui est un des noms sanskrit servant à désigner le lotus. L'odeur de l'écorce du cerisier rappelle celle du lotus.

 Argousier  ... Hippophaë rhamnoïdes ....Famille des Eléagnacées

Son nom anglais, Sea buckthorn, laisserait supposer qu'il s'agit d'un arbuste épineux poussant en bord de mer.
En effet l'argousier s'accomode bien sur différents types de terrains et il est notamment planté sur les rivages de la Manche pour stabiliser les sols.
Mais son environnement de prédilection se situe plutôt en montagne et on le rencontre au Tibet et dans la chaine himalayenne où les habitants de ces régions font appel aux propriétés nutritionnelles et médicinales de ses fruits et de ses feuilles depuis des millénaires.
Il est dénommé Badriphal en Inde et la médecine ayurvédique traditionnelle l'utilise pour traiter les affections pulmonaires. Depuis une vingtainne d'années plusieurs publications scientifiquesi menées à l'initative de chercheurs indiens ont montré que des extraits isolés ou combinés de feuilles et de  defruits présentent de remarquables propriétés antioxydantes et immunomodulatrices. De plus l'huile extraite des graines contenues dans le fruit est très intéressante pour activer les processus de cicatrisation des plaies cutanées provoquées notamment par des brûlures.

 A la rencontre des saveurs sauvages


Fleur de violetteIl est possible de consommer des feuillages cueillis à l'état sauvage lors de promenades botaniques. 
Mais une règle majeure doit s'imposer à l'esprit: avoir identifié sans ambiguïté la partie de la plante que l'on souhaite consommer afin d'éviter un empoisonnement qui pourrait s'avérer fatal.
Donc pas de témérité, la sagesse impose d'être prudent et de faire appel à des personnes qualifiées et expérimentées qui pourront vous faire découvrir des saveurs nouvelles.
Nous énumérons ci-dessous quelques plantes comestibles communément rencontrer dans la nature.